16.01. Histoires de faunes


HISTOIRE 16+



Cette histoire est destinée au plus de 16 ans. Certains passages sont susceptibles de choquer la sensibilité des plus jeunes. Il est demandé aux moins de 16 ans de passer à un autre texte et de ne pas entreprendre la lecture de cette histoire-ci (les titres de cette histoire-ci commencent tous par le numéro 16).



PRÉAMBULE


Une première version de l'histoire



Forêt de Soignes, forêts imaginaires, gnome, Iacchos, mystères dionysiaques,
Je leur montrai des clichés étranges...
Photo © Eric Itschert


Une première version des 'Histoires de faunes' a été publiée du 15 mars 2016 au 14 décembre 2017.  Elle s'est arrêtée au début du deuxième cahier. On pouvait lire cette histoire sur mon défunt SkynetBlog (309 - 406). Comme dans 'Histoire d'art et de pavés', cette histoire se passe dans une ville située dans un univers parallèle au notre.


Au départ je ne comptais pas écrire une histoire aussi longue. Je voulais juste réaliser une petite nouvelle avec comme thème les elfes, les fées, les gnomes, les farfadets et en dernier lieu les faunes.  L'histoire était écrite au gré de mes promenades et de mes photos dans la Forêt de Soignes au sud-est de Bruxelles. Aussitôt imaginés je les voyais, ces êtres du petit peuple. Ils prenaient forme devant moi, et c'est d'abord eux qui m'ont raconté leur histoire.


Des témoignages






J'aurais voulu intégrer tous les témoignages que j'avais recueillis à propos du petit peuple dans cette forêt. J'ai la chance de bien connaître le flamand, y compris certains dialectes. J'ai ainsi pu interroger de très vieux habitants résidant à la lisière de la forêt. Un soir entre chien et loup j'ai fait une rencontre magique; trois gosses dépenaillés semblant venir d'un autre âge m'ont raconté des choses très mystérieuses sur la forêt, dans un dialecte flamand bruxellois à couper au couteau. Tout content de rencontrer un interlocuteur parlant encore le flamand, ils m’interrogèrent sur les photos que je prenais, je n'étais pas à la chasse d'animaux comme les autres photographes. Je leur semblais fort original. Alors je leur racontai que j'étais sur la piste d'êtres du petit peuple et je leur montrai des clichés étranges. C'est ainsi que leurs langues se délièrent, ils me racontèrent entre autres l'histoire des têtes sanglantes, et celle des trois vœux des trois enfants de la forêt. C'était troublant car c'était comme s'ils parlaient d'eux-mêmes.

Tout naturellement j'ai débuté l'histoire à la première personne, il s'agissait de ma propre expérience dans la forêt et il n'était pas nécessaire de me présenter. 

Mais cela était sans compter notre imagination débordante, j'écris 'notre' car évidemment Iacchos y a très vite mis son grain de sel. Du coup Iacchos a été embarqué dans l'histoire et au début tout a très bien fonctionné comme cela. Mais très vite les personnages ont pris leur indépendance.



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L'histoire des têtes sanglantes, photo © Eric Itschert


Des personnages devenus indépendants


Finalement les personnages de l'histoire nous échappèrent complètement. Ils n'avaient plus rien à voir avec nous. En relisant l'histoire avant de la transférer sur ce nouveau blog, je me rendis compte que le texte méritait une réécriture. Une fois mes personnages affranchis je pouvais retrouver une liberté d'écriture totale. Le plus incroyable est que les personnages avaient déjà redéfini leur personnalité dans notre tête.


La réécriture de l'histoire, et son développement symbolique


C'est donc une conjonction d'événements qui me poussa à réécrire ce texte que j'avais trop pris à la légère. J'avais relu deux livres parlant d'initiations, le Satyricon (aussi écrit Satiricon) de Pétrone et les Métamorphoses d'Apulée. Puisque les faunes s'étaient imposés dans mon histoire, il me fallait en creuser le développement symbolique. Le terme Satiricon fait lire le livre de Pétrone comme une satire de la Rome de son époque, et c'est une bonne interprétation. Mais tout comme les Métamorphoses, cette histoire a un second niveau de lecture. Elle est Satyricon, histoires de satyres, et comme les Métamorphoses elle nous mène tout droit aux Mystères dionysiaques de la Rome antique. Il y a plusieurs chose de commun entre les trois histoires, dont la magie.

Pour un initié parmi les initiés, des histoires de satyres aux Histoires de faunes il n'y avait qu'un pas à franchir. C'est donc à une histoire nouvelle que vous allez assister.


Une lecture parfois difficile


Il n'en reste pas moins que l'histoire est parfois difficile. Il y a ces pages de grimoire qui font partie intégrante du texte et qui doivent être lues pour comprendre certains passages. Il y a tous ces signes et ces symboles. Il y a ces recettes. Et enfin il y a l'extrême liberté de mœurs des protagonistes, ce qui interdit l’accès de l'histoire aux esprits étroits, aux prudes, aux fanatiques ou encore aux dogmatiques. Beaucoup d'histoires d'initiations revêtirent cette forme dans le passé, c'est très habile.


Je vous souhaite à tous et à toutes une très bonne lecture.



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